NL EN
DE FR

Emile van der Kruk

< Ga terug naar het overzicht

Emile van der Kruk travaille principalement le bois. La plupart du temps, du peuplier. Son choix pour le bois est de toute évidence lié au fait qu’il s’agisse d’un matériau vivant. En regardant le bois, on voit comment il a grandi. C’est pour cette raison qu’il n’enlève pas les traces apparues pendant la croissance, elles restent presque toujours visibles, ce qui a un effet sobre pour conséquence.

Il manie le bois d’une façon remarquablement peu orthodoxe, pour ne pas dire fantasque. Il en connaît les limites et n’hésite pas en fait à les exploiter pour se convaincre que les restrictions matérielles sont là pour être surmontées. Il arrache ses formes au bois en utilisant une scie à chaîne. Le moins que l’on puisse dire, ce procédé n’apporte pas l’élégance subtile que l’on est en droit d’attendre d’un sculpteur travaillant le marbre. Au contraire, taillader le bois à la scie grossière donne une forme basale qui, à première vue, a l’air rugueuse et articulée sans aucune sensibilité. Parce que Van der Kruk n’apporte plus aucune finition à la surface du matériau, hormis la peinture, la forme prend un caractère conceptuel.

Van der Kruk crée fréquemment une estrade dans sa sculpture, bi- voire tridimensionnelle ou non. L’estrade s’avère être un plateau régi par ses propres lois et sa propre spatialité. Chez Van der Kruk, l’observateur doit se demander si la réalité apparente qui est pour ainsi dire dégrisée par l’humour, est vraiment aussi réelle. Renvoie-t-il ainsi implicitement au monde (ir)réel du magicien de la perspective M.C. Escher ? Pour Van der Kruk, ses rapports avec la perspective ainsi dirigée ne sont pas une fin en soi. Il utilise ce genre de moyens pour attirer l’attention de l’observateur d’une manière très insistante sur la charge psychologique de la sculpture. Elle agit ainsi comme un moyen d’expression émotionnel.

La fondation Stichting Utopa actualise et stimule les talents créatifs de personnes
Lire plus Stichting Utopa